Rechercher
Close this search box.

À PROPOS DE LA MRC

Territoire

Gentilé: Or-valléen(ne)
Superficie: 27 356,04 km2
11 301 lacs et 8 000 rivières
6 municipalités et 4 territoires non organisés (TNO)
Chef-lieu: Val-d’Or
Population: 43 921 habitants (2023)
Économie: Mines, forêts, nordicité et services
Vaste territoire forestier de tenure publique couvrant plus de 97 % de la MRC
Aéroport régional (Val-d’Or) assurant les liaisons avec le nord et le sud du Québec

Superficie

La MRC de La Vallée-de-l’Or demeure la plus vaste entité municipale de la région avec une superficie de 27 356 km2. À elle seule, la Ville de Senneterre couvre 60 % du territoire de la MRC, soit 16 456,63 km2. Cette ville se situe d’ailleurs au 3e rang des municipalités du Québec en ce qui concerne son étendue.

MunicipalitéDésignationSuperficie (km2)
BelcourtMunicipalité423
MalarticVille158
Rivière-HévaMunicipalité493
Senneterre-paroisseParoisse630
Senneterre-villeVille16 457
Val-d’OrVille3 983
Lac-SimonRéserve autochtone3,25
Lac-GranetTerritoire non-organisé (TNO)273,16
Lac-MeteiTerritoire non-organisé (TNO)78,50
Matchi-ManitouTerritoire non-organisé (TNO)164,58
Réservoir DozoisTerritoire non-organisé (TNO)4 691,29
TotalMunicipalité régionale de comté (MRC)27 356,04

Relief, végétation et hydrographie

La MRC se divise en trois zones physiographiques distinctes: les plaines et dépressions marécageuses (axe Malartic-Val-d’Or-Senneterre), les massifs montagneux de l’est de Senneterre et les plateaux du sud (réserve faunique La Vérendrye). Plus de 97 % du territoire est constitué de forêts domaniales comprises à la fois dans les zones de la forêt boréale et de la forêt mixte. La forêt publique est le secteur qui occupe approximativement 68 % du territoire de la MRC au km2. Mentionnons que les territoires récréatifs forestiers, qui comptent la réserve faunique La Vérendrye, 2 ZEC, 7 pourvoiries à droits exclusifs, 25 pourvoiries sans droit exclusif et quatre forêts récréatives, représentent près de 30 % du territoire. La MRC se caractérise également par la présence de nombreux plans d’eau: on y compte 11 301 lacs et 8 000 rivières, dont 29 lacs et 3 rivières de villégiature. Le milieu hydrographique représente 12% du territoire et les marais maraîches 10%.

Les plaines et les dépressions marécageuses, comme leur nom l’indique, présentent une topographie relativement plane dont l’altitude varie entre 300 et 360 mètres. Le sol est généralement argileux, ce qui n’est sans doute pas étranger à l’importance particulière des marécages et des tourbières à certains endroits. Les lacs Blouin, De Montigny, Fournière, Granet, Guéguen, Lemoine, Malartic, Matchi-Manitou, Pascalis, Sabourin, Tiblemont et Villebon sont les plus grands plans d’eau de cette zone. Les rivières Bell et Harricana drainent la majeure partie des eaux de ces lacs. Ce territoire constitue l’extrémité est du plateau argileux de l’Abitibi laissé en place suite au retrait des lacs Barlow et Ojibway. La forêt de cette zone appartient majoritairement au domaine de la sapinière à bouleaux blancs avec la présence importante de tremblaies et de bétulaies blanches parmi les forêts secondaires.

Les massifs montagneux se caractérisent par un relief accidenté dont l’altitude varie entre 330 et 485 mètres et par un sommet, le plus élevé de l’Abitibi-Témiscamingue, atteignant 640 mètres. Les épandages morainiques (tills) et fluvio-glaciaires (eskers) constituent les dépôts meubles prédominants. Les plans d’eau les plus importants sont les lacs Faillon, Masères, Mesplet, Parent et Valmy. Les rivières Capitachouane, Chochocouane, Macho, Mégiscane et St-Cyr drainent la majeure partie des eaux. La forêt de cette zone appartient principalement au domaine de la sapinière à bouleaux blancs avec présence marquée de pinèdes grises sur stations sèches ainsi que de tremblaies plus ou moins fréquentes. Les plateaux du sud présentent une topographie relativement plane dont l’altitude varie de 360 à 424 mètres. Des dépôts de surface à texture sableuse recouvrent ce relief peu accentué. La densité des lacs est très forte et quatre rivières importantes drainent la majeure partie des eaux en direction sud-sud-ouest: les rivières Capitachouane, Chochocouane, Gens de Terre et des Outaouais. Deux immenses réservoirs au niveau d’eau variable, le Cabonga et le Dozois, occupent la partie centre et sud-est de la zone. La forêt de cette zone appartient surtout au domaine de la bétulaie jaune à sapin dont la transition est dominée par le bouleau blanc avec la présence peu fréquente de tremblaies.

La forêt, un milieu qui définit la MRCVO

La tenure publique du territoire forestier et ses composantes naturelles favorisent à coup sûr l’utilisation polyvalente de celui-ci. Les activités industrielles liées au prélèvement des ressources naturelles côtoient ainsi celles associées au secteur récréotouristique. Dans ce dernier cas, mentionnons que les territoires récréatifs forestiers (réserve faunique La Vérendrye, ZEC, pourvoiries à droits exclusifs et forêts récréatives) représentent près de 30 % du territoire de la MRC.

Organisation spatiale du territoire

Le développement du territoire se fait principalement selon deux axes majeurs; l’un, est-ouest, longe la route 117 entre le secteur Louvicourt de Val-d’Or et Rivière-Héva, et l’autre, nord-sud, suit la route 113 jusqu’à Senneterre. La MRC possède une dynamique municipale qui la distingue des autres MRC de la région. Tel que décrit dans son schéma d’aménagement du territoire, on y retrouve trois villes, soit un centre régional (Val-d’Or) et deux sous-centres régionaux (Malartic et Senneterre-ville) autour desquels gravitent des centres locaux (Belcourt, Senneterre-paroisse et Rivière-Héva). Chaque entité municipale possède une aire d’influence dont l’importance varie selon son poids démographique, la variété des services que l’on y retrouve et sa diversité économique.

Communautés autochtones

La population algonquine est bien présente dans la Vallée-de-l’Or, elle compte pour plus de 2 800 personnes. De ce nombre, 80% habitent directement dans les communautés de Lac-Simon et de Kitcisakik. Nous retrouvons également des gens des communautés Algonquines, Cris et Attikamek dans plusieurs municipalités de la MRCVO, mais malheureusement aucune donnée précise n’est disponible.

La communauté de Lac-Simon occupe un territoire de compétence fédérale d’une superficie de 3,25 km2 sur la rive ouest de Lac-Simon. Le Conseil de la Nation Anishnabe de Lac-Simon forme la structure politique de la communauté. La structure administrative est en charge, entre autres, d’une école primaire, d’une école secondaire, de la collecte des matières résiduelles, d’un service de travaux publics et d’un service de police.

Quant à la communauté de Kitcisakik, située dans la partie nord de la Réserve faunique La Vérendrye, elle n’a pas de statut légal reconnu pour le moment. La plupart des habitations n’ont pas accès à l’eau courante et à l’électricité. Le Conseil des Anicinapek de Kitcisakik assure l’organisation politique locale. La communauté dispose, entre autres, d’une école primaire, d’un centre de la petite enfance, d’un centre de santé et d’un centre communautaire. La municipalité la plus proche est Val-d’Or, à une distance de 97 kilomètres au nord-ouest.

Les TNO

Enfin, quatre territoires non-organisés (TNO), soit le TNO Lac-Granet, le TNO Lac-Metei, le TNO Matchi-Manitou et le TNO Réservoir Dozois, viennent compléter la structure municipale de la MRCVO. Ces TNO sont essentiellement inhabités, sauf pour celui du Réservoir Dozois sur lequel est établi Kitcisakik. L’ensemble des TNO compte moins d’une centaine de bâtiments, principalement des camps de chasse, chalets ou pourvoiries. L’ancien TNO Lac-Fouillac, qui comptait quelques résidents, a quant à lui, été annexé à la municipalité de Rivière-Héva en juillet 2009, en même temps qu’une petite partie du TNO Lac-Granet.

Réseau de transport

Sur la route 117, reliant Montréal à l’Abitibi, Val-d’Or représente la principale ville du territoire de la MRC. Elle se situe à 534 kilomètres de Montréal. La route 117 constitue l’assise autour de laquelle se greffent les autres routes nationales, soit les routes 109, 111 et 113, qui donnent accès respectivement à la Ville d’Amos (via Rivière-Héva et Val-d’Or) et à Senneterre-ville. Ajoutons que la route 113 assure un lien avec le territoire Eeyou Istchee Baie-James et avec la région du Saguenay-Lac-St-Jean. Finalement, les routes régionales 386 et 397, reliant le secteur d’Amos-Barraute au territoire de la MRC, complètent le réseau routier régional. Ce réseau totalise plus de 250 km de routes dont plus de la moitié (près de 150 km) se retrouvent sur le seul territoire de Val-d’Or.

La MRC est également sillonnée par une multitude de chemins multiusages, de sentiers quad et motoneige. Ces derniers offrent un accès direct aux ressources ainsi qu’aux territoires à vocations récréatives dans les secteurs est et sud de son territoire. Plusieurs chemins multiusages de moindre importance s’ajoutent au réseau en place. Cet accès à la forêt signifie également des besoins par les utilisateurs et des services, par les municipalités et la MRC, dans ces secteurs.

Le chemin de fer du CN traverse, de manière générale, d’est en ouest, le territoire de la MRC. Celui-ci assure la desserte des villes de Senneterre, Val-d’Or et Malartic de même que celle des entreprises situées sur son axe. Le réseau ferroviaire joue un rôle essentiel dans l’organisation du transport terrestre de la MRC en raison de la nature de son économie et de ses exportations. Il contribue également à confirmer les liens entre la MRC (via Senneterre) et la ville de La Tuque.

Climat

Le territoire de la MRC appartient à la région écoclimatique du Boréal moyen humide. Cette région se caractérise par un climat continental frais : des hivers longs, froids et secs avec des étés courts et frais. La température moyenne est de -17,2°C pour le mois de janvier et de 17,2°C pour le mois de juillet La région enregistre annuellement une moyenne de 914 mm de précipitations, principalement sous forme de pluie, et profite d’une saison végétative de 80 à 110 jours.

Scroll to Top