Réduction des GES

1 novembre 2017

La MRCVO annonce qu’elle prévoit  réduire ses émissions de gaz à effet de serre (GES) pour l’équivalent de 175 000 tonnes de CO2 sur une période de 10 ans, grâce à la mise en place d’un nouveau système de destruction des biogaz émis par les déchets enfouis à son lieu d’enfouissement technique (LET). Il s’agit d’une innovation importante et pour la première fois mise en place en Abitibi-Témiscamingue.

« La MRCVO est toujours à l’affût de solutions pour réduire ses impacts environnementaux. Ce nouveau système, élaboré en partenariat avec la firme d’ingénieurs WSP, équivaut à retirer environ 5 000 véhicules par année sur nos routes », explique M. Pierre Corbeil, préfet.

Développé par WSP, le projet permettra de réduire les GES, lesquels seront convertis par la suite en crédits compensatoires de carbone. Ceci permettra, entre autres, d’apporter des revenus supplémentaires à la MRCVO.

« Les crédits compensatoires de carbone seront vendus sur le système de plafonnement et d’échange des droits d’émission de GES (SPEDE), dans lequel le projet de la MRCVO est enregistré », décrit M. René Fontaine, directeur environnement pour les régions de l’Abitibi-Témiscamingue et Nord-du-Québec pour WSP. Selon les projections, il s’agit d’un montant d’environ 1 M$ que la MRC pourra encaisser sur 10 ans.

Système de destruction

Afin d’y arriver, WSP a mis en place des puits d’extraction de 10 mètres de profondeur sur le LET. Ceux-ci ont pour objectif d’acheminer le biogaz extrait des matières résiduelles vers un système composé d’une torchère et d’une station de mesurage.

« Plusieurs éléments techniques du projet ont fait l’objet de recherches par WSP afin de développer un produit qui répond aux critères particuliers des sites éligibles au SPEDE, explique le représentant de WSP. Ce projet démontre également qu’il est possible d’être créatif au niveau du développement durable, en plus d’être profitable sur le plan économique. »

Rappelons que l’article 32 du Règlement sur l’enfouissement et l’incinération des matières résiduelles (REIMR) du gouvernement du Québec fait en sorte que le LET de la MRCVO n’est pas tenu de détruire ces biogaz, et ce, considérant qu’il reçoit moins que les 50 000 tonnes de matières résiduelles prévues au règlement.