Fonds CULTURAT

20 septembre 2017

La démarche CULTURAT fait sa marque au sein de la Vallée-de-l’Or avec l’inauguration de quatre projets issus du Fonds CULTURAT pour la ruralité, développé en partenariat avec la MRC de La Vallée-de-l’Or (MRCVO) et Tourisme Abitibi-Témiscamingue.

« Nous sommes heureux de pouvoir compter sur la réalisation de ces projets issus d’une démarche importante pour la valorisation et la revitalisation des communautés rurales », mentionne M. Pierre Corbeil, préfet de la MRCVO.

Le Fonds CULTURAT pour la ruralité a été lancé en mai 2016. Il avait pour but de proposer un soutien financier aux municipalités, aux organismes à but non lucratif ainsi qu’aux entreprises situées en zone rurale qui désiraient installer une œuvre d’art.

De cette démarche, quatre projets ont vu le jour dont celui de la municipalité de Senneterre, de la Paroisse de Senneterre et, finalement, deux pour la MRCVO. « Nous tenons à remercier les organismes ainsi que les municipalités qui ont embarqué dans la démarche CULTURAT. Ces projets permettent à la fois d’embellir les ruralités, en plus de créer un sentiment de fierté au sein des populations  concernées », explique M. Émilien Larochelle, président de Tourisme Abitibi-Témiscamingue.

La culture autochtone à l’honneur

Dans la Paroisse de Senneterre, les œuvres ont été fabriquées par les Premières Nations par l’entremise du Centre d’entraide et d’amitié autochtone de Senneterre. L’objectif  était d’embellir  le sentier du rapide de la Chute à Grandmaison. Ainsi, une paire de raquettes, un capteur de rêve, de même qu’un canot se trouvent au sommet de trois arches installées dans le sentier.

Pour la mairesse de la Paroisse de Senneterre, il s’agit d’une belle façon de mettre en valeur le lien qui unit les autochtones avec leurs coutumes, leur culture et leurs traditions. « Notre désir était de faire découvrir les artisans de chez nous par ce volet culturel, en plus de valoriser la présence des Premières Nations sur notre territoire. Aussi, cet attrait se veut gratuit pour tous afin d’amener le plus de visiteurs à venir profiter de ce que la nature a à leur offrir », détaille Mme Jacline Rouleau, mairesse.

Un projet similaire a également vu le jour au sein de la municipalité de Senneterre. En effet, les membres du groupe des petits castors du Centre d’entraide et d’amitié autochtone de Senneterre ont mis leur talent au service de l’art en sculptant un canot à partir d’un tronc de pin blanc.

« Le canot fut utilisé au cours des derniers siècles par les Premières Nations pour les déplacements saisonniers, de même que la chasse et la pêche. Il s’est également avéré un véhicule essentiel pour le commerce de fourrure qui a permis le développement de la région au cours du 19e et du 20e siècle. Nous pensons que la sculpture va améliorer le sentiment d’appartenance de la communauté autochtone et rendre fiers les jeunes qui auront participé au projet », explique M. Jean-Maurice Matte, maire de Senneterre.

Valoriser la réutilisation

La MRCVO a également participé à la démarche de CULTURAT par l’installation de deux sculptures composées de matériaux recyclés installées devant ses édifices de Malartic et de Senneterre. Intitulées Les générations, les œuvres ont été produites par Mme Martine Beauchamp, une artiste résidente de Val-d’Or. « Le but de ces sculptures est de faire valoir les échanges générationnels et de mettre en valeur la réutilisation des objets »,  fait valoir Mme Beauchamp.

Pour le préfet de la MRCVO, ces œuvres témoignent de l’intérêt des élus et de la communauté d’utiliser l’art urbain pour tisser des liens d’échanges et de partage. « Nous espérons que les citoyens prendront le temps de découvrir et d’apprécier les quatre projets. Ils font désormais partie du paysage rural de notre territoire, en plus de laisser un emprunt pour les années à venir », explique M. Pierre Corbeil.