Bilan en GMR 2012: la forte économie ressentie jusque dans le LET

VAL-D’OR, LE 20 MARS 2013. – Selon le bilan 2012 de la gestion des matières résiduelles (GMR), presque toutes les catégories de matières reçues sont en hausse, une situation qui n’est pas étrangère à l’économie prospère favorisant le développement sur le territoire.

Les effets d’une économie forte ressentis jusque dans le lieu d’enfouissement technique (LET)

Sans compter les sols de recouvrement, la population de la MRCVO a généré un total de
47 832,42 tonnes de matières en 2012, dont 13 972,73 ont été récupérées. Ce dernier tonnage comprend le recyclage domestique (sacs et bacs bleus), le bois, le métal, le béton, les résidus domestiques dangereux, le matériel électronique et informatique, le textile, les pneus, les piles et les batteries, les cartouches d’encre, les résidus verts et les arbres de Noël. Cela représente un taux de diversion de l’enfouissement d’environ
29,2 %. Ce taux est de 3,3 % inférieur à l’an dernier, ce qui s’explique par une hausse de la quantité de matières envoyées à l’enfouissement, elle-même entraînée par le fort contexte économique actuel. Au total, la MRCVO a enfoui 2 834,48 tonnes de déchets de plus qu’en 2011.

Le bilan 2012 fait état d’une hausse importante des déchets produits par les commerces et institutions, avec 4 060 tonnes de plus qu’en 2011, alors que, chez les citoyens, une diminution de près de 3 678 tonnes de déchets générés est constatée. Cette situation est simplement le résultat d’un transfert de tonnage d’une catégorie à l’autre suite à une nouvelle façon de comptabiliser les données. En effet, les déchets issus de résidences dotées de conteneurs frontaux, comme certains immeubles à logements, étaient auparavant comptabilisés dans la catégorie « ordures ménagères », alors qu’ils ont été inclus dans la catégorie
« commerces » en 2012. Il est plus logique de les comptabiliser ainsi puisqu’un même camion lève tant des conteneurs commerciaux que des conteneurs résidentiels sur sa route et ces derniers sont en minorité.

Les ICI encore plus interpellés

Malgré le fait que la hausse de plus de 82 % des déchets provenant des industries, commerces et
institutions (ICI) s’explique en grande partie par la situation décrite plus haut, il demeure que, chaque année, davantage de résidus destinés à l’enfouissement proviennent de ces sources. Si le contexte économique favorable et le développement actuel du territoire favorisent cette hausse, les ICI sont tout de même invités à poser des gestes pour améliorer leur performance. Un meilleur tri à la source permettrait de dévier beaucoup de ces déchets de l’enfouissement.

De son côté, en 2012, la MRCVO a pris en charge la location de conteneurs de déchets et de recyclage pour les commerces, les institutions et même les industries. Elle a entrepris de documenter la route de collecte commerciale et les particularités de chaque secteur de façon à améliorer ses services et son efficacité auprès de cette clientèle. De plus, en 2013, une personne sera engagée spécifiquement pour accompagner les ICI dans leurs démarches de gestion et de réduction des déchets.

Les déchets de démolition sont aussi en hausse d’environ 38 %, avec 6 577,17 tonnes. Toutefois, cette hausse s’explique par l’entreposage de près de 550 tonnes de résidus de démolition provenant du projet minier Osisko en 2011 qui n’ont été enfouis et comptabilisés qu’en 2012. De plus, la démolition d’un garage, d’un immeuble incendié et de bâtiments en lien avec les projets des minières Agnico Eagle et Osisko s’ajoutent au lot.

Taux de recyclage stables

Une très légère hausse de 1,43 % du recyclage domestique démontre que, comme on le constate dans le reste de la province, la quantité de matières reçues via les bacs et les sacs bleus atteint un plateau. Toutefois, la nouvelle politique québécoise de gestion des matières résiduelles annonce le bannissement du papier et du carton des sites d’enfouissement en 2013, ce qui laisse présager une augmentation du recyclage d’ici l’an prochain.

Toujours plus de récupération

En 2012, la récupération subit une baisse de 970,8 tonnes par rapport à 2011. Celle-ci s’explique par la baisse de plus de 1 000 tonnes de béton et de briques reçues. Puisque de grands travaux de démolition ont été réalisés sur le territoire en 2011, une quantité inhabituellement élevée de béton et de briques était acheminée à l’enviroparc. Ces travaux étant terminés en 2012, le territoire se situait plutôt dans une phase de construction, produisant moins de résidus de béton et de briques.

De plus, c’est en 2011 que la nouvelle loi interdisant les pneus quatre saisons entrait en vigueur et qu’une opération massive de déjantage de pneus accumulés depuis quelques années à la MRCVO s’est accomplie. La MRCVO a donc traité beaucoup de pneus usagés cette année là. En 2012, la quantité traitée revenait à la normale avec une baisse de près de 44 % par rapport à l’année précédente.

Approximativement 4 500 tonnes de bois et 1 080 tonnes de métal ont été récupérés en 2012, ce qui se compare au tonnage de l’année précédente. Une augmentation de 11 % à plus de 17 % de la récupération touche par contre les cartouches d’encre, les batteries, les piles, les résidus verts, la peinture et les résidus domestiques dangereux. Il semble que les citoyens sont de plus en plus au fait de l’existence de services de recyclage pour ces matières et participent davantage depuis qu’ils reçoivent directement l’information détaillée via le calendrier de la collecte des matières résiduelles.

La quantité de matériel électronique et informatique est en croissance constante depuis que la MRCVO a commencé à recycler ces objets en 2009. Le bilan 2012 indique toutefois une baisse en raison du mode de gestion interne de ces matières. En effet, depuis déjà deux ans, les quantités reçues dépassent le montant prévu au budget, ce qui force la MRCVO à entreposer le matériel à partir de septembre jusqu’à l’année budgétaire suivante. En 2012, près de 140 tonnes ont été envoyées chez le recycleur alors que l’équivalent de 8 camions de transport a dû attendre 2013 pour être envoyé. Cela représente le double de ce qui avait été entreposé en 2011. Puisque la MRCVO est membre du nouveau programme gouvernemental ARPE-Québec depuis février dernier, les frais de recyclage de ce matériel lui seront désormais remboursés, ce qui évitera une telle situation à l’avenir.


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