BILAN EN GMR 2014 : LE RALENTISSEMENT DE L’ÉCONOMIE RESSENTIE JUSQUE DANS LE LET

17 février 2015

Selon le bilan 2014 de la gestion des matières résiduelles (GMR) de la MRC de La Vallée-de-l’Or (MRCVO), le total de matières reçues a diminué de 3,69 % par rapport à l’an dernier. Cette situation n’est pas étrangère à l’essoufflement de l’économie du territoire et de l’entreposage des matières recyclables à la fin de l’année.

Les effets d’une économie au ralenti ressentis jusque dans le lieu d’enfouissement technique (LET)

Sans compter les sols de recouvrement, la population de la MRCVO a généré un total de 41 773,66 tonnes de matières en 2014, dont 12 257,59 ont été récupérées. Ce dernier tonnage comprend le recyclage domestique (sacs et bacs bleus), le bois, le métal, le béton, les résidus domestiques dangereux, le matériel électronique et informatique, le textile, les pneus, les piles et les batteries, les cartouches d’encre, les résidus verts et les arbres de Noël. Cela représente un taux de diversion de l’enfouissement d’environ 29,34 %, ce qui est assez semblable au taux de 29,54 % de l’an dernier.

Le matériel électronique et informatique en baisse

Le matériel électronique et informatique engendre une baisse de récupération, en raison des quantités reçues en 2012 qui dépassaient le montant prévu au budget. Ce qui a donc incité la MRCVO à entreposer une partie du matériel de septembre jusqu’à l’année budgétaire 2013. Ainsi, le bilan 2014 démontre une forte diminution de 64,63 tonnes par rapport à 2013, qui comptait ce surplus entreposé. Maintenant que la MRCVO est membre du programme gouvernemental ARPE-Québec depuis février 2013, les frais de recyclage de ce matériel lui sont remboursés.

Chiffres contradictoires

Malgré que l’économie actuelle soit en période de ralentissement, le bilan GMR 2014 laisse croire que la population a tout de même plus consommé qu’en 2013, puisqu’on observe une augmentation du recyclage domestique de 736,78 tonnes, ainsi qu’une augmentation de 609,08 tonnes pour les ordures ménagères.

La MRCVO disponible pour les industries, commerces et institutions (ICI)

Le bilan 2014 fait état d’une baisse importante des déchets produits par les commerces et institutions, avec 1 116 tonnes de moins qu’en 2013. Cette situation est simplement le résultat d’un transfert de tonnage d’une catégorie à l’autre suite à une nouvelle façon de comptabiliser les données. En effet, les commerces se trouvant dans les zones de facturation directes implantées dans la Ville de Val-d’Or en avril 2014, sont maintenant comptabilisées dans la catégorie Industrie.

Toutefois, la MRCVO ne cesse d’encourager les ICI à effectuer un meilleur tri à la source ce qui permettrait de dévier une grande quantité de matières de l’enfouissement. D’ailleurs, les ICI sont invités à communiquer avec la MRC s’ils ont besoin de conseils pour améliorer leur performance de gestion des matières résiduelles.

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Précisions sur les sols de recouvrement

Le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC) impose de recouvrir les déchets déchargés dans le lieu d’enfouissement technique (LET) de la MRCVO, à la fin de chaque journée d’opération. Cela a pour but de limiter leur dispersion par le vent. À chaque jour, ce que l’on appelle des sols de recouvrement, sont donc étendus sur la surface des cellules d’enfouissement en opération.

Alors que plusieurs localités doivent importer du sable ou du gravier pour remplir cette obligation, la MRCVO collabore avec une entreprise voisine. Unique centre de décontamination des sols contaminés aux hydrocarbures légers en Abitibi-Témiscamingue, Newalta traite les sols contaminés d’ici et d’ailleurs. Malgré leur décontamination, la réglementation interdit de disposer de ces sols sur un terrain non contaminé. Ailleurs, ces sols seraient enfouis et comptabilisés comme des déchets. La MRCVO a toutefois obtenu l’autorisation de les utiliser comme sols de recouvrement en remplacement de sols réguliers.

Les sols décontaminés sont donc valorisés et évitent l’achat et l’enfouissement de sable ou de gravier sain à titre de recouvrement. En incluant cette matière à notre taux de diversion, celui-ci grimpe à 36,9 %.

En 2014, 6 167,52 tonnes ont ainsi été valorisées. C’est environ 5 483 tonnes de moins qu’en 2013. Cela s’explique par le fait qu’en 2014, l’entreprise qui fournit les sols de recouvrement est désormais en mesure de les livrer quotidiennement plutôt que d’entreposer les milliers de tonnes de sols en fonction des besoins hivernaux.

SolsRecouvrement