BILAN 2017 DE GMR

21 mars 2018

La MRCVO a généré un total de 39 551,90 tonnes métrique ™ de matières, dont 9 988,53 ont été récupérées, ce qui correspond à un taux de diversion de 25,25 %, selon le bilan 2017 de la gestion des matières résiduelles (GMR) de la MRC de La Vallée-de-l’Or (MRCVO), sans compter les sols de recouvrement, la population de. Le tonnage total de matières reçues demeure donc stable par rapport à l’an dernier, avec une légère augmentation de 3,58 %, et un taux de diversion en hausse d’un point de pourcentage.

 

Hausse des déchets reçus au LET

 

Le lieu d’enfouissement technique (LET) de la MRCVO a reçu 634,21 tm de plus qu’en 2016, c’est-à-dire une hausse de 2,19 %. Le tonnage total est de 29 563,37 tm. La MRCVO compte ainsi environ 660 kg de déchets par habitant, soit 40 kg de moins que l’objectif de la Politique québécoise de GMR. Dans le cadre de son Plan de gestion des matières résiduelles (PGMR), la MRCVO se donne toutefois l’objectif d’atteindre un taux de 550 kg par habitant d’ici 2020.

 

Marco Veilleux, directeur du Service de l’environnement, est confiant face à ce défi : « Malgré que nous voyons une augmentation encore cette année, la quantité de déchets enfouie demeure inférieure à la moyenne des 10 dernières années, qui est d’environ 31 500 tm. Ce qui fera toute la différence, c’est l’implantation de la collecte des résidus alimentaires d’ici 2020. Le potentiel d’impact sur notre taux de déchets par habitant est majeur. »

 

Sur l’ensemble des déchets enfouis, 48,37 % proviennent des citoyens à la maison, 39,20 % sont produits par les industries, les commerces et les institutions (ICI) et 12,43 % sont attribuables à la catégorie de la construction, de la rénovation et de la démolition (CRD).

 

Avec 14 298,55 tm, l’on note une baisse minime (0,32 %) des déchets issus de la collecte résidentielle par rapport à l’an dernier, soit une diminution de 46 tm. Ces 5 dernières années, la catégorie résidentielle se maintient entre 14 000 et 14 700 tm générées annuellement.

 

Alors que les commerces et institutions augmentaient leur production de déchets de moins d’1 % en 2017, la vitalité actuelle du secteur industriel se devine par une hausse plus marquée de 12,95 %, soit environ 400 tm de plus. Davantage de déchets sont également issus de travaux de construction, rénovation et démolition (CRD), alors que les 220 tm supplémentaires représentent une hausse de 6,38 %. Dans cette catégorie, les tonnages reçus peuvent varier grandement d’une année à l’autre en fonction des travaux réalisés sur le territoire, mais ils suivent une tendance à la hausse depuis 2015.

Stabilité des activités de récupération

 

Un total de 9 988,53 tm de matières ont été récupérées pour être recyclées ou valorisées en 2017, soit 732,40 tm de plus que l’an dernier. Dans le cas des matières recyclables, c’est-à-dire le papier, le carton, le plastique, le verre et le métal acceptés dans les sacs et bacs bleus, une légère hausse d’environ 42 tm apparaît. M. Veilleux rappelle que les taux de recyclage semblent stagner partout au Québec, dû en partie à l’impact du numérique sur le marché des imprimés et sur une tendance à la réduction du poids des emballages. Cependant, il souligne qu’il y a toujours place à l’amélioration :
« S’il s’agit d’une habitude bien établie chez une majorité de personnes, pour certains, le geste n’est pas encore automatique. C’est pourquoi la MRCVO prévoit diverses activités de sensibilisation sur le thème du recyclage en 2018.  »

 

Notons que l’entreprise Tricentris, qui traite les matières recyclables de la MRCVO, n’est heureusement pas touchée par les difficultés rencontrées par certains centres de tri en raison de nouvelles restrictions du marché chinois : « notre partenariat avec Tricentris nous assure que les matières recyclables de notre territoire sont traitées sans rejets inhabituels. Les citoyens de la MRCVO peuvent avoir confiance que leurs efforts de recyclage sont récompensés », indique M. Veilleux.

 

En ce qui a trait aux matières récupérées dans les écocentres, 3 093,9 tm de bois et branches ont été traitées en 2017, une augmentation de près de 49 % par rapport à l’année précédente, soit plus de 1 000 tm supplémentaires. Ce bois est d’abord broyé en copeaux et se destine ensuite à la valorisation énergétique. Les débouchés pour cette matière se faisant de plus en plus rares et difficiles d’accès, le bois sera un dossier prioritaire pour le Service de l’environnement en 2018. « Le bois récupéré est en partie contaminé par des peintures, des plastiques ou des colles, ce qui complique sa réutilisation. Une étude sera réalisée afin d’identifier de nouvelles pistes pour valoriser cette matière », annonce M. Veilleux.

 

Du côté des agrégats (béton, ciment, asphalte et brique), l’on constate une diminution notable de plus de 20 % en 2017, ce qui peut simplement signifier que moins de travaux de démolition ont eu lieu sur le territoire. Une baisse d’environ 12 % est aussi remarquée dans la catégorie des métaux. Cette situation s’explique possiblement par le cours des métaux et par la présence de plusieurs acheteurs en région.

 

La quantité de résidus verts (feuilles mortes, rognures de gazon et résidus de jardin) recueillis pour le compost est une fois de plus en baisse en 2017, mais n’est que 10 tm sous la moyenne des 10 années d’existence de cette collecte spéciale. Ayant toujours été fixe au calendrier, la fonte ou l’arrivée de la neige ont souvent nui au bon déroulement de la collecte. En 2018, la MRCVO tentera d’ajuster ses collectes à la météo et évaluera si cette approche permet de valoriser davantage de résidus verts. Les collectes seront annoncées dans les médias au printemps et à l’automne.

 

Quant aux fluocompactes et fluorescents, au textile, au matériel électronique et informatique, aux cartouches d’encre, aux piles et batteries, aux pneus et aux peintures, huiles et autres résidus domestiques dangereux (RDD), les variations demeurent dans les normales.

 

La MRCVO poursuit ses efforts de sensibilisation

 

Le Plan de gestion des matières résiduelles 2016-2020 de la MRCVO, entré en vigueur le 3 mars 2017, compte 41 mesures en lien avec la Politique de gestion des matières résiduelles du gouvernement du Québec. « Plusieurs actions concernent la sensibilisation de la population, puisque la collaboration de tous est essentielle à l’atteinte de nos objectifs », rappelle M. Veilleux.